Comment se servir des vidéos pour améliorer la compliance ?

La preuve sociale.

A l’heure où l’impact de la télé et des écrans sur les enfants est décrié, que ceux ci sont considérés comme une perte de chances avérée (1) dans les apprentissages, on doit reconnaître une chose surprenante, la vidéo peut nous permettre de stimuler des comportements bénéfiques dans certains cas.

Saviez vous qu’Albert Bandura, éminent psychologue canadien, le démontre très bien dans ses experiences dès 1977 sur des enfants phobiques de chien ?

Après leur avoir fait visionner pendant 4 jours des films de 20 min où l’on voit un enfant jouer et se promèner avec un chien, il observe des résultats encourageants sur leur comportement. L’angoisse de l’enfant diminue et celui-ci arrive plus facilement à se tenir tranquille en présence d’un chien, voire même à le caresser, lorsque les adultes s’en vont.

Sur une autre expérience similaire, il fait visionner cette fois-ci plusieurs plans d’enfant avec un chien, en lieu et place du même enfant avec le même chien. Et dans ce cas, c’est 67% des enfants qui se tiennent avec un chien sans exprimer de crainte.

La vidéo peut donc être un support d’influence et on peut très bien l’imaginer pour nos patients.

Ma piste de réflexion est la suivante, à l’instar de Bandura : montrer plusieurs enfants avec un appareil, dans une situation de confort ou de normalité acceptée. L’idéal serait de le montrer plusieurs fois sur un créneau mi long. Les plans différents de 7-8 secondes permettent d’obtenir du reste un maximum d’attention chez les enfants

J’ai opté pour des mini interview, sans se prendre au sérieux, microphone en plastique, masque de super héros, où l’on interroge les enfants sur le port de la gouttière. L’usage du masque me permet l’anonymat relatif. Le côté amateur tutoriel étant parfaitement respecté et congruent avec l’écoute de nos jours que privilégient les ados

Fort de ces connaissances, on peut imaginer facilement l’impact des vidéos commerciales où l’on décrirait le dispositif soit sur un format publicitaire soit sur un format d’apprentissage. Car ce sont aujourd’hui les 2 usages les plus courants.

Dans le cas du format publicitaire, si le message est répété à plusieurs reprises, nous savons déjà quel résultat nous obtiendrons pour l’enfant ; un objet familier de consommation courante, qui aurait pour conséquence également de l’inféoder encore plus aux écrans.

Dans le cas du format d’apprentissage, s’il n’est pas effectué de manière interactive , comme c’est malheureusement souvent le cas, il est beaucoup plus faible. D’ailleurs Les codes pour l’apprentissage doivent être stricts si on veut qu’ils soient impactants. Le risque étant de diminuer peut être même l’attrait du dispositif, chez des sujets où l’on aimerait stimuler la compliance.

On peut imaginer un mélange des 2, faute de ne savoir comment procéder. Néanmoins sans un message clair, infliger ça aux enfants serait à perte.

construire une vidéo est une tache complexe

Cette vidéo je peux donc la proposer dès la première séance, et en remettre une à la seconde, celle où on posera l’appareil. On peut très bien imaginer une vidéo du même type, à visée commerciale, et intégrant ces schèmes, qui serait vue par les parents et enfants lors d’un rappel de discussion et de prise de décision à la maison sur le sujet de l’appareil orthodontique. La video promotionnelle pourrait être liée au site internet du cabinet. Celle ci étant vue par les parents également, je suis d’avis d’y intégrer en plus des schémas différents.

Pourquoi ? Parce que la cible n’est plus la même.

À ce stade le parent a souvent besoin d’un support pour relayer le jugement ou la croyance qu’il vient d’accepter. Donnons à nos porte voix les moyens de notre conviction. La vidéo doit donc convaincre, et c’est une tache ardue. Je félicite les fournisseurs qui se sont aventurés dans cet exercice car il exige une compréhension complète de diverses problématiques, et qu’en testant différentes versions on est plus à même de critiquer et donc de corriger. (3)

Pour les adultes, des outils de narration existent : pourquoi / comment / quoi (3). Seul cet ordre nous permet de convaincre et influencer un parent. (4)

pourquoi un traitement fonctionnel ? Car nous voulons harmoniser la croissance de nos enfants de la manière la plus naturelle possible

Comment faire porter et avec quels principes ces dispositifs ? Dans les moments calmes pour s’habituer, et principalement la nuit, en favorisant la respiration exclusivement nasale

Quels sont ces dispositifs ? Les gouttières myofonctionnelles

Références :

(1) tv lobotomie, Michel Desmurget

(2) Bandura, A., & Menlove, F. L. (1968). Factors determining vicarious extinction of avoidance behavior through symbolic modeling. Journal of Personality and Social Psychology, 8(2, Pt.1), 99–108. https://doi.org/10.1037/h0025260

(3) commencer par le pourquoi, Simon Sinek

(4) https://www.ted.com/talks/simon_sinek_how_great_leaders_inspire_action/up-next?language=fr

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